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« Il peut être exclu que les crises économiques de l’immédiat puissent engendrer d’elles mêmes des événements d’importance fondamentale ; elles ne peuvent que préparer le terrain pour la pro­pagation de certains nouveaux usages, fondamentalement soulever, remanier, résoudre et promouvoir le développement des questions essentielles portant sur la vie politique. »

Antonio Gramsci

Les gens sérieux comprennent bien que nous ne sommes pas vraiment face à une crise de la conjoncture économique typique de l’histoire du capita­lisme, ni à une crise portant sur la régulation capitaliste. Il s’agit plutôt d’une crise portant atteinte au régime d’accumulation capitaliste ainsi qu’à son sys­tème politique et international ; c’est donc une crise systémique. 

La situation est également précaire pour les élites dirigeantes. Nos instru­ments régulateurs actuels sont impuissants face aux attaques des marchés des capitaux ; aujourd’hui, nul ne peut prédire sérieusement ce qu’il adviendra de la zone euro. Bien que les improvisations de la dernière période témoignent d’un manque d’élaboration conceptuelle, les élites réagissent par une offensive politique de classe dont le but est d’anéantir les restes des compromis sociaux de la politique fordienne qui avaient survécu aux contreréformes néolibérales. Le programme d’austérité s’attaque d’abord à la classe ouvrière intégrée à la classe moyenne. Son niveau de vie est censé s’adapter à celui plus précaire des couches sociales les moins favorisées des sociétés capitalistes.

L’Europe se trouve à un tournant. Il est possible que nous entrions dans une phase prolongée d’instabilité politique et sociale, dans le cadre d’un pro­cessus de déclin de l’importance mondiale économique et politique de l’Eu­rope. Sur le plan théorique, de « telles crises organiques » (Gramsci) ouvrent  de nouvelles possibilités pour propager une théorie de transformation sociale. Cependant, du fait qu’aucune contre-hégémonie s’appuyant sur un consensus général ne peut faire face à la crise de l’hégémonie dirigeante, nous nous trou­vons confrontés à des risques considérables. « Lorsque ces crises surviennent, la situation immédiate devient délicate et dangereuse, car le champ est alors libre pour des solutions violentes, pour les agissements de forces obscures, représentées par des hommes violents ou charismatiques. » affirme Gramsci dans le 13e des Quaderni publiés entre 1932 et 1934 2.

Selon nous, le plus grand danger réside donc dans la sous-estimation des contradictions et de la charge dramatique de la période historique que nous vivons.

La première question posée est celle de la nature de la gauche à laquelle nous voulons appartenir. Le plus important héritage légué par le xxe siècle à la gauche européenne, et plus précisément à la gauche d’Europe continentale, est la scission organi­sationnelle du mouvement ouvrier entre une fraction modérée et une fraction radicale. Pour le formuler de façon positive : l’existence de partis de masse ayant leur propre culture et leurs propres institutions, représentant de façon indépendante les courants plus radicaux du mouvement ouvrier et se différen­ciant souvent fortement du courant majoritaire social-démocrate. Bien qu’ins­pirés par la révolution russe d’Octobre, paradoxalement, la première leçon politique qu’ils en ont tirée a été de reconnaître que le modèle de révolution russe était fondamentalement inapplicable ailleurs. Comme nous le savons, ce modèle était fortement marqué par une réalité sociale au sein de laquelle, comme le note Gramsci, « l’État représentait tout, alors que la société en était encore à ses débuts et était plutôt balbutiante ». Toute tentative pour l’appli­quer à l’Ouest, où existait un véritable rapport entre l’État et ses citoyens dans un système « solidement » établi, ne pouvait qu’aboutir à l’échec 3.

Le changement de paradigme qui en a résulté, c’est-à-dire « le passage d’une guerre de mouvement à une guerre de position » considéré par Gramsci com­me « le problème de théorie politique le plus important de l’après-guerre » 4 a constitué la première fracture historique de l’identité communiste. Mais pour Gramsci, contrairement à ce qu’on a souvent affirmé de façon réductrice, cette révolution conceptuelle ne traduit pas un reflux de la crise révolutionnaire d’après-guerre 5.

Compte tenu du moment où Gramsci rédigeait son manuscrit, entre 1930 et 1932, autre chose s’impose à l’esprit : il faisait implicitement référence à des problèmes d’actualité concernant le parti : le tournant de l’Internationale communiste décidé par Staline en 1928 qui lui a donné une forme politique sectaire et autoritaire. Les effets négatifs de ce tournant sur les partis des pays occidentaux se sont manifestés lors de la crise économique et dans l’échec du mouvement ouvrier allemand 6.

Ce qui est particulièrement intéressant pour nous, c’est que Gramsci établit méthodiquement une relation entre, d’une part, les problèmes occasionnés par la crise et, d’autre part, la théorie de la guerre de position et celle de l’hégémo­nie. « Si la classe dirigeante a perdu son consensus, cela signifie qu’elle n’est plus dirigeante mais seulement en possession du pouvoir, du seul pouvoir de coercition. Cela veut dire que les masses se sont éloignées en grand nombre des idéologies traditionnelles, qu’elles ont perdu leurs convictions antérieures. La crise réside justement dans le fait que le vieux se meurt et que le jeune hésite à naître : pendant cet interrègne, toutes formes de maladies se manifestent. »

Pourquoi nous référer à Gramsci pour débattre des problèmes actuels ?

Approfondissant la philosophie de l’histoire de Benedetto Croce, Gramsci considère comme principal problème méthodologique de recherche histori­que et politique le fait que « la philosophie de la praxis », autrement dit le marxisme, « non seulement n’exclut pas l’histoire éthique et politique mais que, dans sa phase de développement la plus récente, elle affirme le moment de l’hégémonie comme essentiel à son concept de l’État et à la revalorisation de la nécessité du fait culturel, de l’activité culturelle, d’un front culturel paral­lèlement à ceux qui sont de nature purement économique ou politique 8.

Penser selon Gramsci implique deux choses : d’abord, le concept d’« hégé­monie » n’a de signification qu’en relation avec les « groupes sociaux princi­paux » constituant leur propre sujet. Appliquer le concept d’« hégémonie », au sens où l’entend Gramsci, implique donc, comme Marx, d’interpréter l’histoi­re comme « développement historique des luttes des classes » ; ensuite, puis­que, comme le souligne Gramsci, « les hommes prennent idéologiquement conscience de la contradiction entre le contenu et la forme extérieure du mode de production dans la sphère des idéologies » 9, un groupe politique dominant, s’il veut diriger, doit aller au-delà du champ » économique, afin de pouvoir s’affirmer et s’imposer dans le domaine idéologique et culturel.

Cela comporte encore deux concepts. D’une part, l’idée d’alliances, c’est-à-dire de relations extérieures et mécaniques des forces sociales sous la di­rection d’un groupe principal, comme Lénine l’a également analysé en ce qui concerne les deux révolutions bourgeoises russes. Cela à soi seul consti­tue déjà un projet ambitieux. Cela requiert du « groupe principal », s’il veut convaincre, qu’il soit prêt à faire des compromis et à subordonner ses intérêts propres à l’intérêt politique universel. D’autre part le concept d’« hégémonie » dans cette organisation théorique de « structure et superstructure » renvoie à l’intériorité, ou subjectivité, du « groupe principal », c’est-à-dire à sa capacité de leadership intellectuel et moral sur la société. La célèbre formule selon laquelle l’État, dans son sens intégral, est une hégé­monie blindée par la coercition – notez qu’il ne dit pas une coercition atténuée ou dissimulée par l’hégémonie – doit être comprise dans cette perspective. Exercer un leadership intellectuel et moral ne signifie ni de compléter la lutte physique pour le pouvoir par des moyens artistiques, ni de la remplacer. Gramsci considère le concept d’hégémonie comme le principe général de do­mination d’une classe, et sa force à un moment donné. Le terme de « transformation » revêt donc un autre aspect, celui de subjec­tivité alors que ce terme est généralement compris dans le langage politique habituel comme un processus de restructuration de la société s’effectuant par étapes sur une longue durée, avec de difficiles débats politiques. S’adressant aux branches « économiques » du parti ouvrier, Gramsci de­mande : « Pourquoi exclure la transformation du groupe subordonné en grou­pe dirigeant, soit en ignorant le problème […] soit en le soulevant de manière inadéquate et inefficace (démocratie socialiste), soit en décrétant le passage immédiat d’une société de classes à une société d’égalité totale (syndicalisme théorique proprement dit) ? » 10

Quand nous parlons de « transformation », ce qui est en jeu c’est l’autotrans­formation des opprimés en une classe capable de diriger.

Dans L’Idéologie allemande, Marx et Engels ont écrit que « Le commu­nisme pour nous n’est pas un état à réaliser, un idéal auquel le monde devra bien s’adapter. Ce que nous appelons communisme, c’est le mouvement réel mettant fin à l’état de chose existant » 11. Comme on l’a déjà mentionné, le concept d’hégémonie de Gramsci ne plane pas librement dans les cieux des politologues, mais il est solidement ancré dans les contradictions matérielles de notre société. L’expression bloc historique le montre clairement. On entend par là une entité constituée par la structure et la superstructure ; « cet ensemble complexe et contradictoire des superstructures est le reflet de l’ensemble des rapports de production de la société » 12.

Alors que, dans le langage politique usuel, un bloc social ou un bloc po­litique indique une alliance entre divers groupements sur la base d’intérêts convergents, le bloc historique revêt, dans ce contexte, une signification es­sentielle : la capacité de mobiliser les forces sociales et politiques conformé­». Cela justifie l’existence et le rôle propre d’un parti politique. On peut donc identifier les partis politiques d’importance historique d’abord en fonction du bloc historique à l’édification duquel ils contribuent eux-mêmes, consciemment ou non.

« Si un groupe homogène à 100 % se constitue sur la base d’une idéologie, comme le note enfin Gramsci, cela veut dire que 100 % des prémisses néces­saires à ce bouleversement existent, c’est-à-dire que le raisonnable est bien réel et actuel. » 13

L’Autrichien Karl Polanyi, s’adressant aux chrétiens de gauche, développe la même relation dialectique de structure et superstructure dans un texte pé­dagogique rédigé presque à la même époque. C’est une erreur, explique-t-il, de penser que les intérêts économiques sont la force motrice ultime de l’his­toire. « En effet, comme l’affirme la théorie marxiste, ce sont les intérêts de la société dans sa globalité qui constituent les facteurs décisifs de l’histoire. Ces intérêts vont de pair avec la meilleure utilisation possible des moyens de production ; c’est pourquoi la classe appelée à diriger la société est celle qui est capable d’assurer les meilleures méthodes de production et, en cas de changement de méthode de production, il se peut qu’une nouvelle classe soit appelée à en prendre la direction. […] En d’autres termes, ce ne sont pas les intérêts des classes, mais les intérêts de la société tout entière qui sont l’agent ultime de l’histoire de la société. » 14

Selon Gramsci, pour déterminer cet intérêt, nous disposons de deux élé­ments. « 1. Le principe selon lequel aucune société ne s’assigne une tâche sans disposer des conditions nécessaires et suffisantes pour pouvoir l’accomplir ou, du moins, sans qu’elles commencent à émerger et à se développer ; et 2. Aucune société ne disparaît et n’est remplacée avant d’avoir développé toutes les formes de vie possibles en fonction de ses rapports internes. » 15 Le champ de recherche historique que nous venons d’évoquer est d’une importance po­litique décisive.

La phrase affirmant que « la société ne s’assigne aucune tâche sans disposer des conditions matérielles préalables pour pouvoir l’accomplir » renvoie au problème « de la formation d’une nouvelle volonté collective ». L’analyse cri­tique de la signification d’une telle affirmation implique d’étudier comment se forment les volontés collectives durables et comment elles s’assignent ensuite des objectifs directs ou indirects, donc une ligne d’action collective […]. Ce problème trouve son expression moderne en termes de parti ou de coalition de partis. Comment s’initie la constitution d’un parti, comment développe-t-il sa force d’organisation, son impact social, etc. 16

C’est à Karl Polanyi que nous devons le concept de Grande transformation par lequel il décrit la transition complexe, il y a plus de 300 ans, des sociétés féodales à l’économie de marché capitaliste. Il met cette transition en corré­llation avec la grande crise économique et politique des années 1920 et 1930 : « Le fascisme tout comme le socialisme était ancré dans une société d’éco­nomie de marché qui se refusait à fonctionner. Cela s’est produit au niveau mondial, catholique en ce qui concerne son périmètre et de façon universelle en ce qui concerne son application ; les résultats ont dépassé la sphère écono­mique et provoqué une transformation générale de nature nettement sociale. Il s’est répandu dans presque tous les champs d’activité humaine, qu’ils soient politiques, économiques, philosophiques, artistiques ou religieux. » 17

À l’instar de Polanyi et d’Antonio Gramsci, nous proposons de considérer la crise mondiale actuelle comme une crise de transformation. Cela implique d’interpréter la crise que nous vivons actuellement en Europe comme une crise du mode de vie capitaliste. La lutte pour défendre notre niveau de vie et l’État-providence face à l’offensive de la classe dirigeante doit être liée à l’adaptation culturelle et psychologique des êtres humains et de la classe ouvrière, à la réalité du changement mondial. Tel est le processus de « passage de l’élément purement économique à l’élément éthique et politi­que » que Gramsci a qualifié de catharsis 18.

Il faut préciser une condition nécessaire : depuis 1970, non seulement le socialisme d’État des pays d’Europe de l’Est a disparu, mais l’influence de la gauche est également passée de 15 à 7 %. À cela s’ajoute un changement qualitatif notable. Alors que, durant les années 1940 et 1950, de grands partis communistes étaient les figures de proue de la gauche européenne, leur in­fluence s’est considérablement réduite, en deux temps, dans les années 1970 puis 1990. Cette baisse a été contrebalancée par l’importance croissante de partis de gauche d’un nouveau type : gauche socialiste, gauche écologiste, gauche populaire. Ils reflètent fortement la culture politique de leurs pays respectifs, mais ils ne représentent pas encore un modèle général offrant les caractéristiques d’une nouvelle formation de gauche. Cela pose donc un pro­blème théorique.

Que devient donc la gauche de la gauche si elle adopte comme prémisses le principe de la guerre de position et l’hégémonie ? Une social-démocratie au langage plus radical, comme l’avait prédit Bruno Kreisky pour l’eurocom­munisme ? Gramsci a soulevé le problème théorique qui s’y rattache dans les catégories qu’il a fondées. « Existe-t-il une identité totale entre guerre de position et révolution passive ? (Autrement dit, une révolution sans révolu­tion, relevant d’une adaptation de la société, dirigée d’en haut, à une nouvelle forme de production). Ou, du moins, y a-t-il ou peut-on concevoir une phase historique au cours de laquelle les deux concepts [stratégiques] devront être considérés comme identiques… Nous sommes face au problème suivant : en cours de lutte, la guerre de position ou révolution passive et la guerre de mouvement à l’initiative du peuple, ne sont-elles pas toutes deux tout autant indispensables » 19 de telle sorte que seule la fusion de leur approche politique concoure à une stratégie basée sur un équilibre rationnel ?

Au regard des défis actuels, on peut aussi se demander si les difficultés, les contradictions et les tensions provoquées par la participation de partis de gauche à des gouvernements proviennent de leur incapacité ou du peu de pos­sibilités pour établir un tel équilibre ?

Gramsci avait trouvé cette question suffisamment importante pour « exa­miner si on ne peut pas en tirer un principe général portant sur la politique, ou l’art » 20. Et il laisse entendre que la réponse se trouve dans la création d’une dialectique politique entre socialisme réformateur et socialisme révo­lutionnaire. Il faut se rappeler qu’il a écrit cela en des temps où l’Interna­tionale communiste parlait de « fascisme socialiste ». « Chacun des contraires de cette contradiction dialectique doit s’efforcer d’être pleinement lui-même et de s’investir à fond dans la lutte, avec ses propres « ressources » morales et politiques, pour permettre un véritable dépassement dialectique de cette contradiction. » 21

Le déséquilibre né des révolutions bourgeoises du xixe siècle entre les ten­dances modérées, d’une part, et celles de l’initiative populaire, d’autre part, venait du fait que « la thèse seule développait toutes ses possibilités de lutte jusqu’au moment où elle absorberait les représentants présumés de l’antithè­se : c’est précisément cela la révolution passive. » 22

« Être pleinement soi-même » renvoie à la formule évoquée plus haut : la capacité de participer à la formation d’un bloc historique équivaut à la capa­cité de contribuer à la constitution d’une classe progressiste, ce qui, au sens historique, équivaut à la formation d’un parti politique.

J’ai tenté de mettre en évidence quelques catégories d’Antonio Gramsci, pour clarifier leur signification et faciliter ainsi nos débats. Définies dans le cadre de la grande crise et de l’échec de la gauche européenne dans les années 1930, ces catégories peuvent également nous aider à comprendre la situation actuelle.

Enfin, et surtout, je me réfère à Gramsci parce que ses catégories peuvent être utiles pour esquisser le plan de travail à mettre en oeuvre pour refonder la gauche en Europe. Pousser à approfondir le débat théorique ne signifie sûre­ment pas qu’il faut travailler à transformer les partis et mouvements en comi­tés d’experts en sciences sociales. Pourtant, et à bien des égards, le monde d’aujourd’hui a besoin d’être réin­terprété.

Face à cette nouvelle « Grande transformation » qui se traduit aujourd’hui sous la forme d’une crise de civilisation, toutes les forces politiques et cultu­relles se trouvent confrontées à la tâche de « faire émerger une nouvelle civili­sation », à travers ceux qui sont prêts à s’investir pour en poser les bases : c’est à ces derniers de trouver le mode de vie original qui permettra à cette liberté de croître ; c’est aujourd’hui une nécessité.

Walter Baier *

* Économiste autrichien, coordonnateur du Réseau Transform ! Europe. Extraits de l’intervention prononcée lors du séminaire « Significations, sujets et espaces de transforma­tion » organisé par Transform ! à Florence, les 29 et 30 mai 2010.

 

Notes

1. Gramsci Antonio : Carnets de prison, tome 7, Berlin, 1996, p. 1 563.

2. Ibidem, p. 1 578.

3. Gramsci Antonio : « Carnets de prison », tome 4, Berlin, 1992. p. 873

4. Ibid., p. 816.

5. Cf. Wimmer Ernst : Antonio Gramsci und die Revolution (Antonio Gramsci et la révolution), Vienne, 1984. p. 15.

6. Cf. Gerratana Valentino : « Einleitung » in (introduction à) : Antonio Gramsci, Carnets de prison », tome 1, Berlin, 1991, p. 31.

7. Gramsci Antonio : Carnets de prison, tome 2, Berlin, 1991, p. 354.

8. Gramsci Antonio : Carnets de prison, tome 6, Berlin, 1991, p. 1 239.

9. Gramsci Antonio : Carnets de prison, tome 3, Berlin, 1992, p. 500.

10. Ibid., p. 499.

11. Marx Karl et Engels Friedrich : Die deutsche Ideologie/L’idéologie allemandeIn : Marx/Engels : Werke (MEW), tome 3, Berlin 1969, p. 35.

12. Gramsci Antonio : Carnets de prison, tome 5, Berlin, p. 1 045.

13. Ibid., p. 1 045.

14. Polanyi Karl : Chronik der großen Transformation, Artikel und Aufsätze (1920-1947), Marburg, 2005, p. 270.

15. Gramsci Antonio : Carnets de prison, tome 3, p. 492.

16. Gramsci Antonio : Carnets de prison, tome 5, p. 1 050f.

17. Polanyi Karl : The Great Transformation, Boston, 2001, p. 248.

18. Gramsci Antonio, tome 6, p. 1 259.

19. Gramsci Antonio, tome 7, p. 1 727.

20. Ibid.

21. Ibid.

22. Ibid.

23. Gramsci Antonio, tome 1, p. 132.

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