Rappel des faits Trois quarts de siècle après la mort d’Antonio Gramsci (1891-1937), la pensée du philosophe cofondateur du Parti communiste italien (PCI) demeure d’une éclairante modernité pour imaginer une alternative à la crise du capitalisme. Deux journées d’études lui sont consacrées vendredi et samedi, à Paris.

 

«Nous devons empêcher 
ce cerveau de fonctionner 
pendant vingt ans.» Lorsque, 
le 4 juin 1928, le procureur 
fasciste Isgro condamne 
le secrétaire du Parti 
communiste italien (PCI) 
Antonio Gramsci à cette 
peine de prison, il n’imagine 
pas que les œuvres majeures 
du philosophe traverseront 
bien plus de décennies. 
Les thèses que Gramsci 
développe dans ses Cahiers 
de prison sont une somme 
de réflexions novatrices 
sur la politique, la culture 
et l’éducation. Après la 
révolution russe de 1917 et fort de son expérience acquise 
dans les années 1920 dans 
les luttes ouvrières de Turin 
et à la tête du PCI, il construit et pense une stratégie révolutionnaire pour un pays capitaliste développé. Un apport qui demeure d’une grande actualité pour penser une alternative à la crise du capitalisme. Les concepts qu’il a forgés permettent d’interpréter la modernité politique. Ainsi, la notion d’hégémonie souligne l’importance de la bataille permanente des idées, véritable « guerre de positions », car elle est la condition de la conquête et de l’exercice du pouvoir. Un colloque international organisé par la Fondation Gabriel-Péri, la Fondazione Istituto Gramsci de Rome et le Centre d’histoire des systèmes de pensée moderne, lui est consacré, à Paris, ce vendredi, à la Maison de l’Italie de la Cité universitaire, et samedi, à la Sorbonne.

 

Programme détaillé sur 
http://www.gabrielperi.fr/
La-Gramsci-Renaissance

Entrée libre, 
dans la limite des places disponibles.

 

 

 

http://www.humanite.fr/monde/gramsci-un-penseur-politique-pour-le-xxie-siecle-518009

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