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le concept d’hégémonie

L’hégémonie est la clé de la théorie du pouvoir de Gramsci. De même que Machiavel expliquait que le prince gouverne par la force, la ruse et le consentement (des dominés), Gramsci considère que l’État est la combinaison de la coercition et de « l’hégémonie ». Ce concept définit la direction politique et intellectuelle de la société. L’hégémonie est la condition de toute domination. Pour dominer, la classe au pouvoir doit diriger la « société civile », par ses idées. La force ne suffit pas à une classe et à ses alliés pour exercer le pouvoir. Il faut construire et conquérir l’hégémonie, d’où l’importance de la culture, de l’éducation, des médias et des intellectuels (entendus de façon large) et du « prince moderne » qu’est le parti révolutionnaire.


Jean-Marc Piotte, auteur de la Pensée politique de Gramsci, Lux Éditeur. . « Le parti, chez Gramsci comme chez Lénine, est le représentant d’une classe et fonctionne selon les règles du centralisme démocratique ; il est donc fortement centralisé et très homogène idéologiquement. Mais il est aussi, chez Gramsci, l’intellectuel collectif. »

 

Razmig Keucheyan, maître de conférences en sociologie «Rédigée quelques années après le reflux de ce processus, cette œuvre politique majeure du XXe siècle (Cahiers de prison, d’Antonio Gramsci) livre une profonde méditation sur l’échec des révolutions en Europe, et sur la façon de surmonter la défaite du mouvement ouvrier des années 1920 et1930. Trois quarts de siècle après la mort de Gramsci, elle continue de parler à tous ceux qui n’ont pas renoncé à trouver les voies d’un autre monde possible. »

 

 

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