« Il peut être exclu que les crises économiques de l’immédiat puissent engendrer d’elles mêmes des événements d’importance fondamentale ; elles ne peuvent que préparer le terrain pour la propagation de certains nouveaux usages, fondamentalement soulever, remanier, résoudre et promouvoir le développement des questions essentielles portant sur la vie politique. » Antonio Gramsci

Les gens sérieux comprennent bien que nous ne sommes pas vraiment face à une crise de la conjoncture économique typique de l’histoire du capitalisme, ni à une crise portant sur la régulation capitaliste.

Il s’agit plutôt d’une crise portant atteinte au régime d’accumulation capitaliste ainsi qu’à son système politique et international ; c’est donc une crise systémique. La situation est également précaire pour les élites dirigeantes.

Nos instruments régulateurs actuels sont impuissants face aux attaques des marchés des capitaux ; aujourd’hui, nul ne peut prédire sérieusement ce qu’il adviendra de la zone euro.

Bien que les improvisations de la dernière période témoignent d’un manque d’élaboration conceptuelle, les élites réagissent par une offensive politique de classe dont le but est d’anéantir les restes des compromis sociaux de la politique fordienne qui avaient survécu aux contreréformes néolibérales.

Le programme d’austérité s’attaque d’abord à la classe ouvrière intégrée à la classe moyenne. Son niveau de vie est censé s’adapter à celui plus précaire des couches sociales les moins favorisées des sociétés capitalistes.

Walter Baier Économiste autrichien, coordonnateur du Réseau Transform ! Europe

Intervention prononcée lors du séminaire « Significations, sujets et espaces de transformation » organisé par Transform ! à Florence, les 29 et 30 mai 2010. publiée dans Espace Marx.

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